AUX PETITS SOINS LE SAMEDI, AU GRAND PRIX LE DIMANCHE.

Rencontre avec Maxime Vasseur, mécanicien BMW Motorrad et champion de side-car.

 

Motard et mécanicien dans l’âme.

Maxime a tout juste 28 ans, mais son parcours est déjà impressionnant. Ce qu’il aime dans son métier : dépanner les gens. Adolescent, il réparait déjà les vélos et les mobylettes de ses camarades. Passionné de deux-roues dès l’âge de 14 ans, il a eu sa première moto sitôt le permis en poche à 18 ans : une 600cc sportive. À ses heures perdues, dans le garage de son pavillon de banlieue, il retape des vieilles motos et prépare des café-racers. La moto occupe les trois-quarts de sa vie selon sa propre formule. Chaque dimanche matin, dès sa semaine de travail finie, il s’entraîne sur le circuit Carole au nord de Paris et c’est parti pour 3 heures de roulage ! Quand il n’est pas à moto, il fait du VTT ou du jet ski. En fait, Maxime ne s’arrête jamais.

Maxime dans son atelier à Montlhéry dans l’Essonne.
Maxime dans son atelier à Montlhéry.

 

La rage de vaincre.

Amoureux de vitesse, il entre dans la compétition à 20 ans et participe pendant quatre ans au championnat de France Promosport en 600cc. Il finit chaque année classé entre la 10ème et la 15ème place. Mais son truc à lui, sa véritable passion, c’est le side-car !

 

Sa devise : ne rien faire comme tout le monde.

Maxime découvre par hasard ces engins à part. Un jour on lui demande de préparer un moteur de side-car et il accompagne son client sur le circuit. Il a alors l’opportunité d’essayer et c’est le déclic ! Il le pratique exclusivement en tant que « singe ». Un sport original, un peu marginal, qui lui colle à la peau comme ses tatouages et qui exige des qualités très particulières. Il faut être vif, précis, extrêmement réactif. Et bien sûr, parfaitement synchronisé avec son pilote partenaire. Il y trouve un plaisir unique, celui de l’agilité. Pour lui, le side-car, c’est comme une danse !

 

Un peu de technique.

Maxime concourt en deux catégories : le side-car F1 à long châssis (moteur de 1000cc), avec le pilote Franck Lélias, et le side-car F2 à châssis court (moteur de 600cc) avec Claude Montagnier. Ce qu’il préfère ? Bien que le F1 soit plus rapide, il se sent davantage à l’aise en F2, plus agile, et c’est là qu’il révèle le meilleur de ses performances. Depuis 2013, il participe au championnat de France SBK en side-car F2. Bien sûr, son talent de mécanicien est mis à contribution. Sur ses deux side-cars, il modifie les moteurs, effectue tous les réglages et ajuste les châssis à sa taille et à celle de ses partenaires.

 

Départ pour le Tourist Trophy.

Sa prochaine compétition, c’est le Tourist Trophy à l’île de Man, auquel il a déjà participé l’an dernier, finissant 25ème avec son side-car, ce qui est bien plus qu’honorable. Cette course mythique l’attire tout particulièrement et il est fier d’avoir été à nouveau sélectionné pour l’épreuve. Ce n’est pas le danger de cette compétition qui l’attire, au contraire : il fait tout pour avoir la situation sous contrôle. Avec son coéquipier Claude Montagnier, il s’y est préparé depuis des mois, faisant même un repérage sur le circuit en plein hiver. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il est justement sur le départ… Alors, souhaitons-lui tous bonne chance !

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